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Agostino Marazzato raconte, chiffres à la main, comment l'installation de IES BIOGAS a changé son exploitation agricole, en s'intégrant et en la transformant de l'intérieur.


Le paysan mathématicien : grâce au biogaz.

Agostino Marazzato aime se définir un paysan et non pas un agriculteur. Selon son point de vue, nous pensons avoir compris la différence entre ces deux termes : agriculteur est seulement un métier, paysan une façon naturelle de vivre le rapport avec la terre.
 
Mais à part cela, Marazzato nous a également semblé un esthète du paysage et un mathématicien. Un esthète pour le nettoyage, l'ordre et le soin avec lequel il gère son installation de 625 kWh à Trebaseleghe (PD), un vrai bijou à voir et visiter, un jardin exemplaire pour la façon harmonieuse avec laquelle il l'a insérée dans le contexte champêtre. Un mathématicien, pour sa façon d'énumérer les chiffres et les comptes par cœur pendant l'interview, dont émerge la pleine conscience et le plein contrôle économique sur son choix d'intégrer le biogaz à l'exploitation de famille.
 
Comment est née votre exploitation agricole ?
Elle est née en 1966 avec mon père qui n'élevait que des veaux. Moi, pour ainsi dire, j'ai commencé à y travailler enfant. Une fois prise en main, j'ai décidé de la convertir à l'élevage de porcs, que j'ai toujours préféré. De 250 truies initiales nous sommes aujourd'hui arrivés à 1.000, dont naissent environ 28.000 porcs par an.
 
Un beau chiffre.
Il a complètement changé le modèle économique de l'exploitation. Mais sans le bouleverser. Il a donné naissance à une nouvelle façon de travailler, sensée et efficace. Attention, le biogaz doit s'intégrer à l'exploitation : les agriculteurs doivent comprendre cela.
 
Et le biogaz, quel rôle a-t-il joué ?
Ha cambiato completamente il modello economico dell'azienda. Ma senza stravolgerlo. Ha dato vita a un nuovo modo di lavorare, sensato ed efficiente. Attenzione, il biogas si deve integrare all'azienda: gli agricoltori devono capire questo.
 
Expliquez-nous mieux.
Prenons la terre par exemple. Nous avons 150 terrains sur lesquels nous produisons toutes les cultures qui entrent ensuite dans le digesteur. Nous faisons tout tous seuls, de A à Z. Il y aurait 50% de coût en plus si nous les achetions ou les prenions de terrains en location. Rien qu'avec l'ensilage de maïs il y a 250 mille euros d'économie dans la gestion des cultures de manière autonome. Et leur rendement énergétique est supérieur à leur valeur de vente. Mais tout cela nous le faisons pour y intégrer l'élevage.
 
Vous entendez dire que la diète de votre installation prévoit aussu le lisier.
Évidemment : comme déjà dit, nous élevons des porcs. Tout le raisonnement part de là. Nous produisons 50 mètres cubes de reflux par jour et nous les pêchons de manière automatique dans 3 points différents de l'exploitation. Si nous unissons au compte des champs la gestion des reflux, nous avons une économie de 350 euros par hectare. Et vous savez aussi pourquoi ? Parce que grâce au digestat obtenu à partir de la production du biogaz, le rendement du terrain est passé de 500 quintaux d'ensilage par hectare à 1.000 quintaux par hectare. Et nous réussissons tranquillement à faire la double rotation des cultures, avec une excellente qualité. Le digestat est ensuite distribué dans les champs à travers une installation associée à l'installation d'irrigation. Vous comprenez ce que signifie intégration du biogaz ?
 
Ça change la vision du travail dans l'exploitation, tout s'améliore.
Eh oui ! Aujourd'hui l'exploitation génère des bénéfices, au lieu de pertes, de manière efficace. Pas seulement parce que je produis de l'énergie, mais justement parce que je réussis à m'occuper de l'élevage et de la culture d'une façon nettement meilleure et finalement rentable. Pensez par exemple au chauffage des étables. Les porcs qui naissent trouvent toujours des lieux avec une température contrôlée de 30 degrés. Et moi, maintenant, je ne paie rien pour ça, c'est l'installation qui pense à tout, alors qu'avant je brûlais 150-170 tonnes de gasoil par an.
 
Un espace ambiant chaud est un bénéfice pour tout le bétail...
Les porcs grandissent de façon saine – aussi parce que je suis rigide sur l'hygiène – et je ne leur donne aucun antibiotique. De cette manière, les bactéries de l'installation aussi travaillent mieux. Comme vous pouvez le constater tout est relié.
 
L'installation nécessite quand même de temps, de travail...
Oui, mais vraiment peu. Le lundi c'est le jour où il y a le plus de choses à faire, parce que nous changeons la position des agitateurs et nous tournons tous les mécanismes. Mais les autres jours, les pompes se mettent en marche et s'arrêtent toutes seules. Presque tout le processus est automatisé, les reste du travail est très simple et linéaire. Le peu de temps occupé génère une productivité beaucoup plus importante.
 
Il nous semble que vous avez un des premiers à choisir IES BIOGAS, c'est vrai ?
J'ai vu beaucoup d'installations avant de prendre une décision. C'est vrai, IES existait depuis peu à l'époque, mais quand je suis allé voir une de leurs installations déjà active je n'ai eu aucun doute, j'ai vu à l'intérieur. Les autres avaient des problèmes, elles se bloquaient, celle de IES BIOGAS fonctionnait très bien. Aujourd'hui, il y a des agriculteurs qui ont monté des installations d'autres entreprises qui viennent voir la mienne.
 
Aucun problème jusqu'à maintenant ?
Je n'ai jamais effectué de maintenance extraordinaire. Et mon installation a fonctionné en 2012 pendant 8703 heures sur 8760, pratiquement un record. Moi, en plus, je tiens beaucoup à l'ordre. Une installation qui fonctionne bien doit être propre, si c'est le désordre elle ne fonctionne pas.
 
Et pourquoi avez-vous choisi le dimensionnement de 625 kW ?
C'est la gestion qui compte et non pas courir après les kilowatts. J'ai vu beaucoup d'exploitations recourir à 999 kWh avec l'illusion de maximiser leur gain, mais si l'exploitation n'est pas correctement dimensionnée pour ces puissances c'est un gaspillage d'argent. Personnellement, je sais combien rend exactement chaque partie de mon exploitation. Si dès le départ IES s'est démontrée différente des autres, c'est bien en cela : ils m'ont conseillé le dimensionnement en fonction du lisier et de la grandeur du terrain. Ils ont parfaitement fait les comptes. Et comme ça, moi aussi j'ai appris à les faire.